| Seigneur Alcantor, j'ai demandé votre fille en mariage, il est vrai ; et vous me l'avez accordée : mais je me trouve un peu avancé en âge pour elle ; et je considère que je ne suis point du tout son fait. |
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| Serait-il point, compère, à votre passion, |
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| ses discours vous séduiront au point... |
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| Ses larmes n'étaient point de ces larmes désagréables, qui défigurent un visage ; Elle avait à pleurer, une grâce touchante ; et sa douleur était la plus belle du Monde. |
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| Sganarelle, qu'as-tu fait depuis que je ne t'ai point vu ? |
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| Si Damis s'en était mêlé, tout serait dans les règles ; il y aurait partout de l'élégance et de l'érudition, et il ne manquerait pas de vous exagérer lui-même toutes les pièces du Repas qu'il vous donnerait, et de vous faire tomber d'accord de sa haute capacité dans la science des bons morceaux ; de vous parler d'un Pain de rive, à biseau doré, relevé de croûte partout, croquant tendrement sous la dent ; d'un Vin à sève veloutée, armé d'un vert qui n'est point trop commandant ; d'un Carré de Mouton gourmandé de persil ; d'une Longe de Veau de Rivière, longue comme cela, blanche, délicate, et qui sous les dents est une vraie pâte d'amande ; de Perdrix relevées d'un fumet surprenant ; et pour son Opéra, d'une Soupe à bouillon perlé, soutenue d'un jeune gros Dindon, cantonné de Pigeonneaux, et couronnée d'Oignons blancs, mariés avec la Chicorée. |
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| Si je ne suis pas né noble, au moins suis-je d'une race où il n'y a point de reproche, et la famille des Dandins... |
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| Si mon Mari n'est point dans cette Galerie. |
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| Si quelqu'un n'est point là, qui pourrait nous entendre ; |
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| Si toi point en aller, chai paille ein cou te point. |
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| Si ton Maître en ce point de constance se pique, |
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| son effronterie irait jusqu'à ce point ? |
Question
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| Sortons. |
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| Sot, n'as-tu point de honte, ah je crève, j'enrage, |
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| Tant, que si sur ce point la nuit ne fut venue, |
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| Te voilà, coquin.
- Monsieur mon frère, je vous demande pardon, je vous promets qu'il n'y a point de ma faute.
- Il n'y a point de ta faute, pilier de débauche, coquin ? |
Question
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| Tes coups n'ont point en moi fait de métamorphose. |
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| Ton cœur ne se rend point, |
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| Ton excuse n'est point une excuse de mise : |
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| Tous les Hommes me sont, à tel point, odieux, |
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| Tout ce que je fais a l'air Cavalier, cela ne sent point le Pédant. |
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| Tout ce qui est Prose, n'est point Vers ; et tout ce qui n'est point Vers, n'est point Prose. |
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| Tu n'as point de pitié de ta femme qui t'aime tant ? |
Question
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| Tu n'as point vu ceci, Marquis ; ha ! |
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| tu veux qu'on se lie à demeurer au premier objet qui nous prend, qu'on renonce au monde pour lui, et qu'on n'ait plus d'yeux pour personne ; la belle chose de vouloir se piquer d'un faux honneur, d'être fidèle, de s'ensevelir pour toujours dans une passion, et d'être mort dès sa jeunesse pour toutes les autres beautés qui nous peuvent frapper les yeux ; non non, la constance n'est bonne que pour des ridicules : toutes les belles ont droit de nous charmer, et l'avantage d'être rencontrée la première, ne doit point dérober aux autres les justes prétentions qu'elles ont toutes sur nos cœurs ; pour moi, la beauté me ravit partout où je la trouve, et je cède facilement à cette douce violence où elle nous entraine ; J'ai beau être engagé, l'amour que j'ai pour une belle n'engage point mon âme à faire une injustice aux autres ; Je conserve des yeux pour voir le mérite de toutes, et je rends à chacune les hommages et les tributs où la nature nous oblige ; quoi qu'il en soit je ne puis refuser mon cœur à tout ce que je vois d'aimable, et dès qu'un beau visage me le demande, si j'en avais dix mille, je les donnerais tous : les inclinations naissantes après tout ont des charmes inexplicables, et tout le plaisir de l'amour est dans le changement : on goûte une douceur extrême à réduire, par cent hommages, le cœur d'une jeune beauté, à voir de jour en jour les petits progrès qu'on fait, à combattre par des transports, par des larmes et des soupirs, l'innocente pudeur d'une âme qui a peine à rendre les armes, à forcer pied à pied toutes les petites résistances qu'elle nous oppose, à vaincre les scrupules dont elle se fait un honneur, et à la mener doucement où nous avons envie de la faire venir ; mais lorsqu'on est maître une fois, il n'y a plus rien à dire ni rien à souhaiter, tout le beau de la passion est fini, et nous nous endormons dans la tranquillité d'un tel amour, si quelque objet nouveau ne vient réveiller nos désirs, et présenter à notre cœur les charmes attrayants d'une conquête à faire ; enfin il n'est rien de si doux que de triompher de la résistance d'une belle personne, et j'ai sur ce sujet l'ambition des conquérants qui volent perpétuellement de victoire en victoire, et ne peuvent point se résoudre à borner leurs souhaits ; il n'est rien qui puisse arrêter l'impétuosité de mes désirs, je me sens porté à aimer toute la terre, et comme Alexandre je souhaiterais qu'il y eût d'autres mondes pour y pouvoir étendre mes conquêtes amoureuses. |
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