| La nature toujours se montre la plus forte, |
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| La Nature vous a traité en vraie mère passionnée, et vous en êtes l'enfant gâté. |
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| La Nature, ma Sœur, n'a rien formé de plus aimable ; et je me sentis transporté, dès le moment que je la vis. |
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| La Physique est celle qui explique les principes des choses naturelles, et les propriétés du Corps ; Qui discourt de la nature des Éléments, des Métaux, des Minéraux, des Pierres, des Plantes, et des Animaux, et nous enseigne les causes de tous les Météores, l'Arc-en-ciel, les Feux volants, les Comètes, les Éclairs, le Tonnerre, la Foudre, la Pluie, la Neige, la Grêle, les Vents, et les Tourbillons. |
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| Le changement qu'en eux a prescrit la nature ; |
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| Le voilà qui revient comme vous voyez, après s'être fait attendre toute la nuit, et si vous voulez l'écouter, il vous dira qu'il a les plus grandes plaintes du monde à vous faire de moi ; que durant qu'il dormait, je me suis dérobée d'auprès de lui pour m'en aller courir, et cent autres contes de même nature qu'il est allé rêver. |
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| Ma Sœur, écoutez mieux la voix de la Nature, |
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| Madame la Nature avait fait une fille, |
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| Mais lorsque vous peignez les hommes, il faut peindre d'après Nature ; on veut que ces portraits ressemblent ; et vous n'avez rien fait si vous n'y faites reconnaître les gens de votre siècle. |
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| N'est point de la Nature un effet ordinaire ; |
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| Oui, ce grand médecin, au chapitre qu'il a fait de la nature des animaux, dit... |
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| Pour bien suivre votre pensée, et traiter cette matière en Philosophe, il faut commencer selon l'ordre des choses, par une exacte connaissance de la nature des Lettres, et de la différente manière de les prononcer toutes. |
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| pour me jouer un tour de cette nature ? |
Question
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| Pût être condamnée un jour par la nature ? |
Question
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| Quand il rompt à vos yeux l'ordre de la Nature, |
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| Sans admirer en vous l'Auteur de la Nature, |
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| Sous des déguisements de diverse nature |
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| Surpasse si fort la Nature, |
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| tu veux qu'on se lie à demeurer au premier objet qui nous prend, qu'on renonce au monde pour lui, et qu'on n'ait plus d'yeux pour personne ; la belle chose de vouloir se piquer d'un faux honneur, d'être fidèle, de s'ensevelir pour toujours dans une passion, et d'être mort dès sa jeunesse pour toutes les autres beautés qui nous peuvent frapper les yeux ; non non, la constance n'est bonne que pour des ridicules : toutes les belles ont droit de nous charmer, et l'avantage d'être rencontrée la première, ne doit point dérober aux autres les justes prétentions qu'elles ont toutes sur nos cœurs ; pour moi, la beauté me ravit partout où je la trouve, et je cède facilement à cette douce violence où elle nous entraine ; J'ai beau être engagé, l'amour que j'ai pour une belle n'engage point mon âme à faire une injustice aux autres ; Je conserve des yeux pour voir le mérite de toutes, et je rends à chacune les hommages et les tributs où la nature nous oblige ; quoi qu'il en soit je ne puis refuser mon cœur à tout ce que je vois d'aimable, et dès qu'un beau visage me le demande, si j'en avais dix mille, je les donnerais tous : les inclinations naissantes après tout ont des charmes inexplicables, et tout le plaisir de l'amour est dans le changement : on goûte une douceur extrême à réduire, par cent hommages, le cœur d'une jeune beauté, à voir de jour en jour les petits progrès qu'on fait, à combattre par des transports, par des larmes et des soupirs, l'innocente pudeur d'une âme qui a peine à rendre les armes, à forcer pied à pied toutes les petites résistances qu'elle nous oppose, à vaincre les scrupules dont elle se fait un honneur, et à la mener doucement où nous avons envie de la faire venir ; mais lorsqu'on est maître une fois, il n'y a plus rien à dire ni rien à souhaiter, tout le beau de la passion est fini, et nous nous endormons dans la tranquillité d'un tel amour, si quelque objet nouveau ne vient réveiller nos désirs, et présenter à notre cœur les charmes attrayants d'une conquête à faire ; enfin il n'est rien de si doux que de triompher de la résistance d'une belle personne, et j'ai sur ce sujet l'ambition des conquérants qui volent perpétuellement de victoire en victoire, et ne peuvent point se résoudre à borner leurs souhaits ; il n'est rien qui puisse arrêter l'impétuosité de mes désirs, je me sens porté à aimer toute la terre, et comme Alexandre je souhaiterais qu'il y eût d'autres mondes pour y pouvoir étendre mes conquêtes amoureuses. |
Comment
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| Une action de cette nature ? |
Question
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