| Et je ne vis de ma vie, |
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| Et je serais plutôt fille toute ma vie, |
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| Et ne sera jamais qu'animal, quand sa vie |
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| Et plutôt qu'être à l'autre, on m'ôterait la vie ; |
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| Et qu'avant qu'y manquer, je veux perdre la vie. |
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| Et voilà sur ma vie une tache éternelle ; |
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| faut il que je vous doive la vie, et que Don Juan soit de vos amis ! |
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| Hautement, d'un chacun, elles blâment la vie, |
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| Hé, merci de ma vie il en irait bien mieux, |
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| Il croit que le dessein que vous avez de mettre votre Fille à la place que tient sa Sœur, est ce qui pousse le plus fort à faire rompre leur Mariage ; et dans cette pensée il a résolu hautement de décharger son désespoir sur vous, et vous ôter la vie pour venger son honneur. |
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| Il est vrai que votre Fille vous peut représenter que le mariage est une plus grande affaire qu'on ne peut croire ; qu'il y va d'être heureux, ou malheureux, toute sa vie ; et qu'un engagement qui doit durer jusqu'à la mort, ne se doit jamais faire qu'avec de grandes précautions. |
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| Il me prend des tentations d'accommoder tout son visage à la compote, et le mettre en état de ne plaire de sa vie aux diseurs de fleurettes. |
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| Il n'est personne qui n'en manque du moins une fois en sa vie ; et si je vous ouvre mon cœur, peut-être serai-je à vos yeux bien moins sage que vous. |
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| Il n'est rien de si doux que les tendres ardeurs
Qui font vivre deux cœurs
Dans une même envie :
On ne peut être heureux sans amoureux désirs ;
Ôtez l'amour de la vie,
Vous en ôtez les plaisirs. |
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| Il reviendrait m'offrir sa vie en sacrifice, |
Comment
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| Il vous a dit sa vie, et parlé fort de moi ? |
Question
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| j'ai souhaité un fils avec des ardeurs nonpareilles, je l'ai demandé sans relâche avec des transports incroyables ; et ce fils, que j'obtiens en fatiguant le Ciel de vœux, est le chagrin et le supplice de cette même vie dont je croyais qu'il devait être la joie et la consolation : De quel œil, à votre avis, pensez-vous que je puisse voir cet amas d'actions indignes, dont on a peine aux yeux du monde d'adoucir le mauvais visage ? |
Question
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| J'étais bien éveillé ce matin, sur ma vie. |
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| J'y mets le bonheur de ma vie, |
Comment
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| Je me représente à toute heure ce péril étonnant, qui commença de nous offrir aux regards l'un de l'autre ; cette générosité surprenante, qui vous fit risquer votre vie, pour dérober la mienne à la fureur des ondes ; ces soins pleins de tendresse, que vous me fîtes éclater après m'avoir tirée de l'eau ; et les hommages assidus de cet ardent amour, que ni le temps, ni les difficultés, n'ont rebuté, et qui, vous faisant négliger et Parents et Patrie, arrête vos pas en ces lieux, y tient en ma faveur votre fortune déguisée, et vous a réduit, pour me voir, à vous revêtir de l'emploi de Domestique de mon père. |
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| Je n'ai pas grande peine à le comprendre moi, et si tu connaissais le pèlerin, tu trouverais la chose assez facile pour lui ; je ne dis pas qu'il ait changé de sentiments pour Done Elvire, je n'en ai point de certitude encore ; tu sais que par son ordre je partis avant lui, et depuis son arrivée, il ne m'a point entretenu ; mais par précaution je t'apprends inter nos, que tu vois en Don Juan mon Maître le plus grand scélérat que la terre ait jamais porté, un enragé, un chien, un Diable, un Turc, un hérétique, qui ne croit ni Ciel ni Saint, ni Dieu, ni loup-garou, qui passe cette vie en véritable bête brute, en pourceau d'Épicure, en vrai Sardanapale, ferme l'oreille à toutes les remontrances Chrétiennes qu'on lui peut faire, et traite de billevesées tout ce que nous croyons ; tu me dis qu'il a épousé ta Maitresse, crois qu'il aurait plus fait pour contenter sa passion, et qu'avec elle il aurait encore épousé toi, son chien et son chat ; un mariage ne lui coûte rien à contracter, il ne se sert point d'autre piège pour attraper les belles, et c'est un épouseur à toutes mains, Dame, Damoiselle, Bourgeoise, Paysanne ; Il ne trouve rien de trop chaud ni de trop froid pour lui, et si je te disais le nom de toutes celles qu'il a épousées en divers lieux, ce serait un chapitre à durer jusques au soir ; tu demeures surpris et changes de couleur à ce discours ; ce n'est là qu'une ébauche du personnage ; et pour en achever le portrait, il faudrait bien d'autres coups de pinceau : Suffit qu'il faut que le courroux du Ciel l'accable quelque jour, qu'il me vaudrait bien mieux d'être au Diable qu'à lui, et qu'il me fait voir tant d'horreurs que je souhaiterais qu'il fût déjà je ne sais où. |
Comment
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| Je suis confus des louanges dont vous m'honorez, et je pourrais vous en donner avec
plus de justice sur les merveilles de votre vie ; et principalement sur la gloire que
vous acquîtes, lorsqu'avec tant d'honnêteté vous pipâtes au jeu, pour douze mille
écus, ce jeune Seigneur étranger que l'on mena chez vous ; lorsque vous fîtes
galamment ce faux Contrat qui ruina toute une Famille ; lorsque avec tant de grandeur
d'âme vous sûtes nier le dépôt qu'on vous avait confié ; et que si généreusement on
vous vit prêter votre témoignage à faire pendre ces deux Personnes qui ne l'avaient
pas mérité. |
Comment
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| Je suis deux jours sans la voir, qui sont pour moi deux siècles effroyables ; je la rencontre par hasard ; mon cœur à cette vue se sent tout transporté, ma joie éclate sur mon visage ; je vole avec ravissement vers elle ; et l'infidèle détourne de moi ses regards, et passe brusquement comme si de sa vie elle ne m'avait vu ! |
Comment
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| Je suis maître de moi, et vous aime plus que ma vie. À quoi tient-il que dès aujourd'hui vous ne fassiez tout mon bonheur ? |
Question
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| Je te conjure plutôt de me donner la vie, en servant mon amour. |
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