| Oui, Coquin, je sais le trait que tu m'as joué, on vient de me l'apprendre ; et tu ne croyais pas peut-être que l'on me dût révéler ce secret : mais je veux en avoir la confession de ta propre bouche, ou je vais te passer cette épée au travers du corps. |
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| Oui, dit-elle, blessé, mais blessé tout de bon ; |
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| Oui, j'ai trouvé là-dedans une certaine Claudine, qui tout du premier coup a compris ce que je voulais, et qui m'a fait parler à sa Maîtresse. |
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| Oui, je puis, là-dessus, défier tout le Monde. |
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| Oui, mais cette grâce n'éteint pas peut-être le ressentiment des parents et des amis et… |
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| Oui, vous me voyez revenu de toutes mes erreurs, je ne suis plus le même d'hier au soir, et le Ciel tout d'un coup a fait un changement qui va surprendre tout le monde, il a touché mon âme et dessillé mes yeux, et je regarde avec horreur le long dérèglement où j'ai été, et les désordres criminels de la vie que j'ai menée ; j'en repasse dans mon esprit toutes les abominations, et m'étonne comme le Ciel les a pu souffrir si longtemps, et n'a pas vingt fois sur ma tête laissé tomber les coups de sa justice redoutable ; je vois les grâces que sa bonté m'a faites en ne punissant point mes crimes, et je prétends en profiter comme je dois, faire éclater aux yeux de tout le monde un soudain changement de vie, réparer le scandale de mes actions passées, et m'efforcer d'en obtenir du Ciel une pleine rémission ; c'est à quoi je vais travailler, et je vous prie, Monsieur, de vouloir bien contribuer à ce dessein, et de m'aider vous-même à faire un choix d'une personne qui me serve de guide, et sous la conduite de qui je puisse marcher sûrement dans le chemin où je vais entrer. |
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| Outre la joie que j'aurai de posséder une belle Femme, qui me fera mille caresses ; qui me dorlotera, et me viendra frotter, lorsque je serai las : outre cette joie, dis-je, je considère, qu'en demeurant comme je suis, je laisse périr dans le Monde la race des Sganarelles ; et qu'en me mariant, je pourrai me voir revivre en d'autres moi-mêmes ; que j'aurai le plaisir de voir des Créatures, qui seront sorties de moi ; de petites Figures qui me ressembleront comme deux gouttes d'eau ; qui se joueront continuellement dans la Maison ; qui m'appelleront leur Papa, quand je reviendrai de la Ville, et me diront de petites folies les plus agréables du Monde. |
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| Ouvre là-bas. |
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| Par l'aveu d'un pardon, n'est-ce pas se trahir, |
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| Par où pourrais-je, hélas ! |
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| Parbleu, c'est là-dessus, parler en Homme sage, |
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| Parbleu, Chevalier, tu jouerais là-dedans un rôle qui ne te serait pas avantageux. |
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| pardon, vous-même. |
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| Parle-moi. |
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| Parlez donc, qu'est-ce que c'est que ceci ? |
Question
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| Parmi l'éclat du sang, vos yeux n'ont-ils vu qu'elle |
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| Pauvre Sosie, es-tu réduit ? |
Question
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| Petit Laquais, petit Laquais ; où est-ce donc qu'est ce petit Laquais ? |
Question
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| Peut-être ; mais enfin, vous me ferez plaisir |
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| Peut-être : mais enfin, contez-moi cette Histoire. |
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| Peut-être à tant d'amour mêle un peu d'imposture, |
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| Peut-être a-t-il dans l'Âme autant que moi de crainte ; |
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| Peut-être a-t-il l'humeur du frère de Marc Tulle, |
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| Peut-être ce Palais n'est qu'un enchantement, |
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| Peut-être dans le fond n'y a-t-il pas tant de mal que tout le monde croit ; et puis il y a des Gens, après tout, qui se mettent au-dessus de ces sortes de choses, et qui ne croient pas que leur honneur dépende… |
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