| Dans tout votre discours, je n'ai rien écouté, |
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| Dans vos discours je me vois, |
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| Des discours de tantôt, je garde tous les coups, |
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| Dont, avec ton discours, mon Âme s'est remise. |
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| Doucement ce discours est de mon industrie. |
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| En peu de mots, sans façon, sans vous amuser à beaucoup de discours, tranchez-moi d'un apophtegme, vite vite, Monsieur Gorgibus, dépêchons, évitez la prolixité. |
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| Encore un coup, je n'entends rien à toutes ces balivernes, je veux être maître absolu, et pour trancher toutes sortes de discours, ou vous serez mariées toutes deux, avant qu'il soit peu, ou, ma foi, vous serez religieuses, j'en fais un bon serment. |
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| Enfin après plusieurs discours, voici où s'est réduit le résultat de notre conférence. |
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| Ensuite il trouve un moyen de nous apaiser ; de nous accoutumer insensiblement au discours de sa passion, et de tirer de nous cet aveu qui fait tant de peine. |
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| Et moi, je soutiens, moi… Brisons là, ce discours, |
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| Et s'aille inquiéter, si son discours leur nuit, |
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| Et si tous ces discours ne sont que des sornettes ? |
Question
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| Et souffrir un discours, si loin de l'apparence. |
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| Et vos discours en font une image terrible : |
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| Et vos discours en vain prétendent m'obliger |
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| Fais à ce discours quelque pause : |
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| Finissons ce discours qui m'échauffe la bile. |
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| Ha, cesse, je te prie, un semblable discours, |
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| Il n'y a rien de si facile en cette rencontre : Gorgibus est un homme simple, grossier, qui se laissera étourdir de ton discours, pourvu que tu parles d'Hippocrate et de Galien, et que tu sois un peu effronté. |
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| Instruisez-m'en de grâce, et par votre discours, |
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| J'ai de votre discours assez souffert la suite, |
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| Je démens un discours dont je n'ai que trop peur |
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| Je m'en vais après ces discours, et voilà tout ce que j'avais à vous dire. |
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| Je n'ai pas grande peine à le comprendre moi, et si tu connaissais le pèlerin, tu trouverais la chose assez facile pour lui ; je ne dis pas qu'il ait changé de sentiments pour Done Elvire, je n'en ai point de certitude encore ; tu sais que par son ordre je partis avant lui, et depuis son arrivée, il ne m'a point entretenu ; mais par précaution je t'apprends inter nos, que tu vois en Don Juan mon Maître le plus grand scélérat que la terre ait jamais porté, un enragé, un chien, un Diable, un Turc, un hérétique, qui ne croit ni Ciel ni Saint, ni Dieu, ni loup-garou, qui passe cette vie en véritable bête brute, en pourceau d'Épicure, en vrai Sardanapale, ferme l'oreille à toutes les remontrances Chrétiennes qu'on lui peut faire, et traite de billevesées tout ce que nous croyons ; tu me dis qu'il a épousé ta Maitresse, crois qu'il aurait plus fait pour contenter sa passion, et qu'avec elle il aurait encore épousé toi, son chien et son chat ; un mariage ne lui coûte rien à contracter, il ne se sert point d'autre piège pour attraper les belles, et c'est un épouseur à toutes mains, Dame, Damoiselle, Bourgeoise, Paysanne ; Il ne trouve rien de trop chaud ni de trop froid pour lui, et si je te disais le nom de toutes celles qu'il a épousées en divers lieux, ce serait un chapitre à durer jusques au soir ; tu demeures surpris et changes de couleur à ce discours ; ce n'est là qu'une ébauche du personnage ; et pour en achever le portrait, il faudrait bien d'autres coups de pinceau : Suffit qu'il faut que le courroux du Ciel l'accable quelque jour, qu'il me vaudrait bien mieux d'être au Diable qu'à lui, et qu'il me fait voir tant d'horreurs que je souhaiterais qu'il fût déjà je ne sais où. |
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| Je ne sais pas sur quoi vous tenez ce discours ; |
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