| Descendant au jardin de m'en ouvrir la porte : |
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| Diable emporte, si je m'en souviens. |
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| Dieux, elle m'était tombée, |
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| Disant, qu'à m'y servir il s'offrait de grand cœur. |
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| Doit m'être assez touchant pour ne pas s'offenser, |
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| Donc après m'avoir fait la plus sensible offense |
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| Dont l'hymen autrefois m'avait fait possesseur ; |
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| Dont parmi les chemins on m'a désabusé, |
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| Dont tu m'as su traiter, étant venu du Port ? |
Question
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| Du seul fruit amoureux qui m'en est pu rester, |
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| Eh bien ne savais-je pas bien qu'elle n'était pas si sotte, elle est morte et si elle court comme le cheval de Pacolet, ma foi, elle m'avait fait peur tout de bon, elle a bien fait de gagner au pied, car si je l'eusse trouvée en vie après m'avoir fait cette frayeur-là, je lui aurais apostrophé cinq ou six clystères de coups de pied dans le cul, pour lui apprendre à faire la bête. |
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| Eh je m'en étais bien douté, et la pendarde s'est retirée, voyant qu'elle ne gagnait rien après moi, ni par prières ni par menaces. |
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| Elle m'a dans l'abord servi de bonne sorte : |
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| Elle m'a dit de lui dire… attendez, je ne sais si je me souviendrai bien de tout cela. |
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| Elle m'a fait signe vous dis-je, il n'est rien de plus vrai, allez vous-en lui parler vous-même pour voir, peut-être. |
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| Elle m'a toujours élevée avec une tendresse extrême, et je ne saurais me résoudre à lui donner du déplaisir. |
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| Elle m'a toujours vu comme une ombre après elle, |
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| Elle m'est odieuse et l'horreur est si forte… |
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| Elle me touche assez pour m'en charger moi-même ; et sans autre détour, je vous dirai que l'honneur d'être votre Gendre est une faveur glorieuse que je vous prie de m'accorder. |
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| Elle vient de m'en faire entière confidence ; |
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| En sage Philosophe on m'a vu vingt années, |
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| En un mot c'est un ambigu de Précieuse et de Coquette que leur personne ; je vois ce qu'il faut être, pour en être bien reçu, et si vous m'en croyez, nous leur jouerons tous deux une pièce, qui leur fera voir leur sottise, et pourra leur apprendre à connaître un peu mieux leur monde. |
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| Encore est-il plus raisonnable que je ne pensais ; et je croyais avoir bien plus de peine à m'en dégager. |
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| Enfin je m'en vais être le plus heureux de tous les hommes, et je ne changerais pas mon bonheur à toutes les choses du monde : que de plaisirs, que de plaisirs, quand vous serez ma femme, et que ! |
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| Enfin je suis bien aise de vous voir dans mes sentiments : car son maintien honnête, et sa douceur, m'ont gagné l'âme ; et je suis résolu de l'épouser, pourvu que j'y trouve quelque bien. |
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