| Dès que j'en vis briller la splendeur plus qu'humaine, |
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| Désormais j'y renonce, et je ne veux plus dire vrai. |
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| Dieu merci, vous êtes venu heureusement pour cela, et je me prépare désormais à me donner du divertissement, et à réparer comme il faut le temps que j'ai perdu. |
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| Dis-lui, que j'ai d'abord banni de ma présence, |
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| Don Juan, vous voyez que j'ai soin de vous rendre le bien que j'ai reçu de vous, et vous pouvez par là juger du reste, et croire que je m'acquitte avec même chaleur de tout ce que je dois, et que je ne serai pas moins exact à vous payer l'injure que le bienfait ; je ne veux point vous obliger à m'expliquer ici vos sentiments, et je vous donne la liberté de penser à loisir aux résolutions que vous avez à prendre ; vous connaissez assez la grandeur de l'offense que vous nous avez faite, et je vous fais juge vous-même des réparations qu'elle demande : il est des moyens doux pour nous satisfaire, il en est de violents et sanglants ; mais enfin, quelque choix que vous fassiez, vous m'avez donné parole de me faire faire raison par Don Juan, songez à me la tenir je vous prie, et vous ressouvenez que hors d'ici je ne dois plus qu'à mon honneur. |
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| Dont j'ai conduit le fil de cette tromperie, |
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| Dont j'ai fait sur-le-champ avec beaucoup d'ardeur, |
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| Dont j'ai l'âme piquée, et qu'il faut que j'obtienne : |
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| Dont j'ai tous les sujets d'avoir l'âme ravie. |
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| Douze hommes à cheval vous cherchent, qui doivent arriver ici dans un moment ; je ne sais pas par quel moyen ils peuvent vous avoir suivi, mais j'ai appris cette nouvelle d'un paysan qu'ils ont interrogé, et auquel ils vous ont dépeint ; l'affaire presse, et le plutôt que vous pourrez sortir d'ici sera le meilleur. |
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| Du peu de retenue, où j'ai su me contraindre, |
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| Eh Charlotte, je vois bien que vous ne me connaissez pas encore, vous me faites grand tort de juger de moi par les autres ; et s'il y a des fourbes dans le monde, des gens qui ne cherchent qu'à abuser des filles, vous devez me tirer du nombre, et ne pas mettre en doute la sincérité de ma foi ; et puis votre beauté vous assure de tout ; quand on est faite comme vous, on doit être à couvert de toutes ces sortes de créances ; vous n'avez point l'air, croyez-moi, d'une personne qu'on abuse, et pour moi, je vous l'avoue, je me percerais le cœur de mille coups si j'avais eu la moindre pensée de vous trahir. |
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| Elle sait que j'ai soin de les lui reprocher. |
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| Elles iront bien toutes seules ; et j'ai besoin de vous. |
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| En effet, si j'avais été Femme, je n'aurais point aimé les jeunes Hommes. |
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| En l'état où j'étais, j'avais certain effroi, |
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| En lui j'ai renfermé par des soins assidus |
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| En tout ce que j'ai dit depuis… |
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| En tout ce que j'ai dit ici la moindre chose. |
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| Encore un coup mon père, il ne se peut rien de plus Marchand que ce procédé, et j'ai mal au cœur de la seule vision que cela me fait. |
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| Encore un coup, je n'entends rien à toutes ces balivernes, je veux être maître absolu, et pour trancher toutes sortes de discours, ou vous serez mariées toutes deux, avant qu'il soit peu, ou, ma foi, vous serez religieuses, j'en fais un bon serment. |
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| Enfin c'est mon humeur, et j'en rends grâce au Ciel, |
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| Enfin j'ai voulu vous parler, pour m'aider à sonder mon Père sur les sentiments où je suis ; et si je l'y trouve contraire, j'ai résolu d'aller en d'autres lieux, avec cette aimable Personne, jouir de la fortune que le Ciel voudra nous offrir. |
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| Enfin j'ai vu le monde, et j'en sais les finesses. |
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| Enfin j'avais besoin de vous, lorsque vous êtes venu, et tout le monde était ici contre moi. |
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