| Enfin je l'ai tant tourné de tous les côtés, qu'il a prêté l'oreille aux propositions que je lui ai faites d'ajuster l'affaire pour quelque somme ; et il donnera son consentement à rompre le Mariage, pourvu que vous lui donniez de l'argent. |
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| Enfin, j'ai, toujours, ouï dire, qu'en Mariage, comme ailleurs, Contentement passe Richesse. |
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| Enfin, pour achever mon Ambassade, il vient vous demander votre Fille en mariage ; et pour avoir un Beau-Père qui soit digne de lui, il veut vous faire Mamamouchi, qui est une certaine grande Dignité de son pays. |
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| Entrant au mariage il en faut faire autant : |
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| Et c'est de mariage aussi que je veux vous entretenir. |
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| Et l'amour est souvent un fruit du mariage. |
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| Et votre front, je crois, veut que du Mariage, |
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| Était liée à vous des nœuds du mariage. |
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| Il croit que le dessein que vous avez de mettre votre Fille à la place que tient sa Sœur, est ce qui pousse le plus fort à faire rompre leur Mariage ; et dans cette pensée il a résolu hautement de décharger son désespoir sur vous, et vous ôter la vie pour venger son honneur. |
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| Il dit qu'il sait le respect qu'il vous doit, qu'il ne s'est emporté que dans la première chaleur, et qu'il ne fera point refus de se soumettre à ce qu'il vous plaira, pourvu que vous vouliez le traiter mieux que vous ne faites, et lui donner quelque Personne en mariage, dont il ait lieu d'être content. |
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| Il dit que vous alliez vite avec lui vous préparer pour la cérémonie, afin de voir ensuite votre Fille, et de conclure le mariage. |
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| Il est vrai que votre Fille vous peut représenter que le mariage est une plus grande affaire qu'on ne peut croire ; qu'il y va d'être heureux, ou malheureux, toute sa vie ; et qu'un engagement qui doit durer jusqu'à la mort, ne se doit jamais faire qu'avec de grandes précautions. |
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| Il faut absolument que je sache la destinée de mon Mariage : et pour cela, je veux aller trouver ce grand Magicien, dont tout le monde parle tant, et qui par son art admirable fait voir tout ce que l'on souhaite. |
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| Il m'est venu, depuis un moment, de petits scrupules sur le mariage. |
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| J'ai des démangeaisons de mariage aussi. |
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| J'entends parler de celui que vous devez à des nœuds aussi vénérables que le sont ceux du mariage. |
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| Je l'ai mis sur ce Mariage ; lui ai fait voir quelle facilité offrait la raison de la violence, pour le faire casser ; vos prérogatives du nom de Père, et l'appui que vous donnerait auprès de la Justice et votre droit, et votre argent, et vos Amis. |
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| Je n'ai garde, si cela est, de faire le Mariage. |
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| Je n'ai pas grande peine à le comprendre moi, et si tu connaissais le pèlerin, tu trouverais la chose assez facile pour lui ; je ne dis pas qu'il ait changé de sentiments pour Done Elvire, je n'en ai point de certitude encore ; tu sais que par son ordre je partis avant lui, et depuis son arrivée, il ne m'a point entretenu ; mais par précaution je t'apprends inter nos, que tu vois en Don Juan mon Maître le plus grand scélérat que la terre ait jamais porté, un enragé, un chien, un Diable, un Turc, un hérétique, qui ne croit ni Ciel ni Saint, ni Dieu, ni loup-garou, qui passe cette vie en véritable bête brute, en pourceau d'Épicure, en vrai Sardanapale, ferme l'oreille à toutes les remontrances Chrétiennes qu'on lui peut faire, et traite de billevesées tout ce que nous croyons ; tu me dis qu'il a épousé ta Maitresse, crois qu'il aurait plus fait pour contenter sa passion, et qu'avec elle il aurait encore épousé toi, son chien et son chat ; un mariage ne lui coûte rien à contracter, il ne se sert point d'autre piège pour attraper les belles, et c'est un épouseur à toutes mains, Dame, Damoiselle, Bourgeoise, Paysanne ; Il ne trouve rien de trop chaud ni de trop froid pour lui, et si je te disais le nom de toutes celles qu'il a épousées en divers lieux, ce serait un chapitre à durer jusques au soir ; tu demeures surpris et changes de couleur à ce discours ; ce n'est là qu'une ébauche du personnage ; et pour en achever le portrait, il faudrait bien d'autres coups de pinceau : Suffit qu'il faut que le courroux du Ciel l'accable quelque jour, qu'il me vaudrait bien mieux d'être au Diable qu'à lui, et qu'il me fait voir tant d'horreurs que je souhaiterais qu'il fût déjà je ne sais où. |
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| Je n'ai point d'argent à donner en mariage à mes Enfants. |
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| Je n'entends rien du tout aux Songes ; et quant au raisonnement du mariage, vous avez deux Savants ; deux Philosophes vos voisins, qui sont Gens à vous débiter tout ce qu'on peut dire sur ce sujet. |
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| Je ne vous conseille point de songer au Mariage ; et je vous trouverais le plus ridicule du Monde, si ayant été libre jusqu'à cette heure, vous alliez vous charger maintenant de la plus pesante des chaînes. |
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| Je sais ce que j'en dois croire, et vous ne m'abuserez pas là-dessus, non plus que sur les dettes que vous avez assignées sur le Mariage de ma Fille. |
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| Je serais fort fâchée de vous causer du déplaisir ; et si je ne m'y vois forcée par une Puissance absolue, je vous donne ma parole, que je ne consentirai point au mariage qui vous chagrine. |
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| Je te dis que le mariage est une chose sainte et sacrée, et que c'est faire en honnêtes gens que de débuter par là. |
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