| Et je suis, pour le Ciel, appris à tout souffrir. |
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| Et je vois que le Ciel, pour ma punition, |
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| Et l'intérêt du Ciel est tout ce qui le pousse. |
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| Et le Ciel à propos, ici vous a fait rendre. |
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| Et le Ciel qui l'expose à ce trait de rigueur, |
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| Et le Ciel, pour cela, m'offre un moyen aisé. |
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| Et priez que toujours le Ciel vous illumine. |
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| Et que le Ciel par sa bonté, |
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| Et rendre grâce au Ciel qui fait tout pour le mieux. |
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| Et s'il faut que le Ciel dans votre cœur ait mis |
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| Et, grâce au Ciel, c'est tout. |
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| Et, plût au Ciel, le fût-il moins ! |
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| Faites boire là nos chevaux, et qu'on les amène après nous, je veux un peu marcher à pied. Ô Ciel que vois-je ici ! |
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| Fasse le Ciel que ces remèdes, Monsieur, qui sont les vôtres, réussissent au Malade selon notre intention. |
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| Fasse le Ciel que ma mort soit vengée comme je le souhaite, et que celui qui en est cause, reçoive un juste châtiment de la dureté qu'il a eue pour moi. |
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| Fasse le Ciel, qu'Amphitryon vainqueur, |
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| Grâce au Ciel, mon bonheur n'est plus en concurrence, |
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| Grâce aux bontés du Ciel, j'en suis quitte à bon compte. |
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| Grâces au Ciel, voilà mon bonheur hors d'atteinte, |
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| Hé bien j'écoute, ô Ciel, quelle est ma patience ! |
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| Il dit que le Ciel vous donne la force des Lions, et la prudence des Serpents. |
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| Il n'y a plus de honte maintenant à cela, l'hypocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour des vertus, le personnage d'homme de bien est le meilleur de tous les personnages qu'on puisse jouer, aujourd'hui la profession d'hypocrite a de merveilleux avantages, c'est un art de qui l'imposture est toujours respectée, et quoiqu'on la découvre on n'ose rien dire contre elle, tous les autres vices des hommes sont exposés à la censure, et chacun a la liberté de les attaquer hautement, mais l'hypocrisie est un vice privilégié qui de sa main ferme la bouche à tout le monde, et jouit en repos d'une impunité souveraine ; on lie à force de grimaces une société étroite avec tous les gens du parti, qui en choque un se les jette tous sur les bras, et ceux que l'on sait même agir de bonne foi là-dessus et que chacun connaît pour être véritablement touchés, ceux-là dis-je sont toujours les dupes des autres, ils donnent hautement dans le panneau des grimaciers, et appuient aveuglement les singes de leurs actions : combien crois-tu que j'en connaisse qui par ce stratagème ont rhabillé adroitement les désordres de leur jeunesse, qui se sont fait un bouclier du manteau de la religion, et sous cet habit respecté ont permission d'être les plus méchants hommes du monde ; on a beau savoir leurs intrigues et les connaître pour ce qu'ils sont, ils ne laissent pas pour cela d'être en crédit parmi les gens, et quelque baissement de tête, un soupir mortifié et deux roulements d'yeux rajustent dans le monde tout ce qu'ils peuvent faire ; c'est sous cet abri favorable que je veux me sauver et mettre en sûreté mes affaires, je ne quitterai point mes douces habitudes, mais j'aurai soin de me cacher et me divertirai à petit bruit, que si je viens à être découvert, je verrai sans me remuer prendre mes intérêts à toute la cabale, et je serai défendu par elle envers et contre tous ; enfin c'est le vrai moyen de faire impunément tout ce que je voudrai, je m'érigerai en censeur des actions d'autrui, je jugerai mal de tout le monde et n'aurai bonne opinion que de moi ; dès qu'une fois on m'aura choqué tant soit peu je ne pardonnerai jamais, et garderai tout doucement une haine irréconciliable ; je ferai le vengeur des intérêts du Ciel, et sous ce prétexte commode je pousserai mes ennemis, je les accuserai d'impiété, et saurai déchaîner contre eux des Zélés indiscrets qui sans connaissance de cause crieront en public après eux, qui les accableront d'injures, et les damneront hautement de leur autorité privée, c'est ainsi qu'il faut profiter des faiblesses des hommes, et qu'un sage esprit s'accommode aux vices de son siècle. |
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| Il semble que le Ciel, l'un après l'autre, les amène dans mes filets. |
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| Il suffit, je n'en veux pas ouïr davantage, et je m'accuse moi-même d'en avoir trop entendu, c'est une lâcheté que de se faire expliquer trop sa honte, et sur de tels sujets, un noble cœur, au premier mot, doit prendre son parti ; n'attends pas que j'éclate ici en reproche et en injures, non, non, je n'ai point un courroux à exhaler une parole vaine, et toute sa chaleur se réserve pour ma vengeance ; je te le dis encore, le Ciel te punira, perfide, de l'outrage que tu me fais, et si le Ciel n'a rien que tu puisses appréhender, appréhende au moins la colère d'une femme offensée. |
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| Il va vêtu d'une façon extravagante, affecte, quelquefois, de paraître ignorant, tient sa Science renfermée, et ne fuit rien tant tous les jours, que d'exercer les merveilleux Talents qu'il a eus du Ciel, pour la Médecine. |
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